Bienvenue au Théâtre d’Angoulême… mooc 2/4

Dans le cadre des cours de français, une classe de 1ère STMG du lycée Marguerite de Valois à Angoulême, participe à la création d’un mook* sur la thématique du théâtre. Les élèves se sont donc intéressés à cet art, aux lieux de représentations mais aussi à la Scène nationale…
Petit aperçu de leurs productions concernant l’histoire du Théâtre d’Angoulême!
*ouvrage à mi-chemin entre un magazine et un livre, contraction des mots « MAGAZINE » et « BOOK »
En classe de 1ère STMG, un des objets d’étude pour le Baccalauréat de français est « Textes et représentation ». L’occasion de lire et d’étudier des pièces de théâtre, comédies et tragédies, et de découvrir des propositions de mises en scène de ces textes. L’occasion aussi de s’imaginer, l’espace de quelques séances, comédien sur scène ou metteur en scène. Scénographe, metteur en scène, comédien : le point commun ? la scène !
Sans scène, sans Théâtre, pas de spectacle !
Nous sommes donc sortis du lycée à plusieurs reprises pour nous rendre en centre ville et pousser les portes du Théâtre D’Angoulême, Scène nationale. Dans l’attente d’y découvrir en mars La Nuit où le jour s’est levé, création d’Olivier Letellier, nous avons visité le Théâtre de fond en comble, assisté à une Conférence théâtralisée sur l’histoire du théâtre depuis ses origines et réalisé des interviews de personnes qui font vivre ce Théâtre.
Voici ce que nous y avons appris et découvert… Suivez le guide !

De 1870 à 2017 : Histoire du Théâtre d’Angoulême !

1870 : un Théâtre à l’italienne !

Le Théâtre d’Angoulême a été inauguré le 14 mai 1870 dans l’ancien parc du château des comtes d’Angoulême, il pouvait accueillir 1040 personnes.

Sur sa façade, une phrase latine a été gravée « Castigat Ridendo Mores », qui signifie « La comédie corrige les mœurs en riant ». Deux statues ornent aussi le bâtiment : l’une représente la Comédie et l’autre est l’allégorie du Drame. Deux enfants nus et drapés figurent le génie de la Danse et celui de la Musique.

A l’origine, le Théâtre d’Angoulême se composait au rez-de-chaussée d’un espace pour les musiciens, de 3 rangs de fauteuils d’orchestre, d’un vaste parterre et de 11 baignoires. Au premier et au deuxième étages se trouvaient un balcon et des loges. Le troisième étage accueillait un vaste amphithéâtre.

Au XXème siècle, ce Théâtre fit l’objet de divers travaux de modernisation et de restauration. Dans les années 1980, la sécurité du bâtiment devint critique. Le Théâtre était fragilisé par les nombreux travaux menés ici et là sans cohérence et par son état de vétusté. Il devint indispensable d’envisager des travaux de grande ampleur !

 

1991 : le label « Scène Nationale » !

En 1991, le Théâtre obtient le prestigieux label « Scène Nationale ». Ce label est l’héritier du programme de décentralisation lancé par André Malraux dans les années 1960. Le Théâtre d’Angoulême sera désormais financé par la ville, le département, la région et l’État. Il doit s’engager à préserver un lieu historique (construction de 1870 à l’Italienne) et permettre la création contemporaine (accueillir des artistes en résidence). Mais pour cela il faut disposer de davantage de scènes. Les travaux s’imposent !

1994 : travaux !

Pour consolider le bâtiment et répondre à ses nouvelles missions de Scène Nationale, une réhabilitation est indispensable. Elle est engagée au début des années 1990.

En juin 1994, le projet des architectes Valentin Fabre et Jean Perrotet est retenu. Ils souhaitent « remanier sans renier mais en renouant ». Un nouvel espace voit le jour.

Invitation au voyage…

Entre les murs de belles pierres apparentes, les architectes créent un grand cylindre métallique qui peut évoquer un vaisseau, le spectacle se fait métaphore du voyage… Ce cylindre contient les trois salles l’une sur l’autre : l’Odéon, un amphithéâtre de 60 places en bas, la grande salle qui peut accueillir 722 spectateurs au-dessus de l’Odéon (ou 650 fauteuils si une deuxième régie son et lumière est installée en salle), un accès au parterre de la grande salle se fait par la passerelle (métaphore filée de l’embarcation…), et le studio Dominique Bagouet (la troisième salle) qui se partage l’étage avec les élégants bureaux de l’administration, aux murs de pierres apparentes.

« Remanier sans renier mais en renouant »

Bien que profondément remaniée, -comme en témoignent les belles photographies prises pendant les travaux et exposées dans les loges d’artistes-, la grande salle conserve la structure globale d’un théâtre à l’italienne (parterre, balcons, couleur rouge dominante et matériau bois très utilisé, poirier et sapin, notamment pour les pièges à son et l’acoustique). Le plafond est décoré d’un ciel peint éclairé de nombreuses petites lumières multicolores (fibres optiques) en référence aux coupoles peintes des théâtres italiens (c’est le 1% artistique).

Le studio Dominique Bagouet (nom donné à cet espace en hommage au grand danseur et chorégraphe) peut accueillir 103 spectateurs : c’est une salle de répétition et de création aux grandes dimensions, et bénéficiant d’un éclairage naturel. Elle est idéale pour les artistes en résidence qui y travaillent de longues heures chaque jour. L’Odéon, quant à lui, accueille 60 spectateurs sur ses bancs d’amphithéâtre. Y sont proposés en particulier des spectacles intimistes ou pour le jeune public, également des spectacles de danse (elle est équipé d’un tapis de danse noir et, comme dans les autres salles, d’un cyclorama (écran blanc) permettant les projections vidéo).

Le théâtre met 8 loges à la disposition des artistes. L’équipe technique dispose de 350 projecteurs pour créer les lumières.

Des dimensions vertigineuses !

La scène offre une ouverture de 13,40 mètres (18,8 mètres si l’on enlève les pendrillons et l’espace réservé aux coulisses latérales) et une profondeur de 12 mètres, qui peut atteindre 14,20 mètres quand le proscenium (avant-scène) est installé. La hauteur du cadre de scène est de 17,40 mètres. Elle peut atteindre 19,5 mètres.

Projecteurs grande salle

Dans les cintres sont accrochés perches (maniement manuel) et ponts métalliques (mécanisés) sur lesquels peuvent être accrochés les éléments de décor, les pendrillons et les projecteurs. A l’avant de la scène, devant le parterre, une fosse peut s’ouvrir, pour accueillir un orchestre. L’espace sous le plateau de jeu, composé de carrés de 1,10 mètre (trappes amovibles) est aussi à découvrir… il recèle des trésors ! Avis aux curieux…

Chaïma S., Maryne G., Lea P.

 

 

 

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